Pneus verts, économie de carburant, émissions de CO2 - Bientôt des pneus Michelin à base de céréales ?
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Bientôt des pneus Michelin à base de céréales ?

Environnement Publié le 18/11/13 par Cédric Pinatel

Pour les manufacturiers pneumatiques, le futur passera inévitablement par des processus de production plus respectueux de l'environnement. Chez Michelin, on planche sur le sujet.

Voiture sur route campagne Michelin s'investit dans un projet de nouvelle production de pneus à partir de biomasse - Crédits photo © : iStockphoto.com/rezulteo.com

Un caoutchouc synthétique respectueux de l'environnement

La production d'un pneumatique fait largement appel au caoutchouc, qui doit être transformé pour entrer dans la composition des gommes. Ce processus de production doit évidemment être amélioré à l'avenir, afin de réduire l’empreinte carbone de ce type d'industrie et même d'optimiser les coûts de production. Point particulièrement important, celui de la production du butadiène qui est l'un des éléments principaux dans la composition d'un pneumatique. Intermédiaire chimique d'origine fossile utilisé dans la fabrication des caoutchoucs synthétiques, 60% de sa production mondiale sert à l'industrie du pneumatique. Trouver un moyen de produire du butadiène avec un bien meilleur bilan sur le plan écologique, c'est donc l'assurance d'améliorer sensiblement le degré de respect de l'environnement de cette filière.

Projet Biobutterfly en schémaCrédits photo © : Michelin

Alliance à trois

Et c'est précisément ce que vise le manufacturier pneumatique français Michelin en s'associant avec AXENS et IFPEN, deux organismes publics de recherches. Le but est de parvenir à produire du bio-butadiène, à partir d'éléments végétaux comme des branches d'arbre, de la paille ou encore de la betterave. Idéal pour réduire l'impact environnemental notamment sur le plan des émissions de CO2, à condition d'arriver à trouver un modèle économiquement viable et de transformer profondément la filière de production industrielle.

Ce projet à trois a séduit l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie, qui le subventionnera à la hauteur de 14,7 millions d'euros. Selon les prévisions, le projet appelé Biobutterfly devrait coûter en tout quelques 52 millions d'euros répartis sur huit ans.

Alors, bientôt un caoutchouc synthétique 100% respectueux de l'environnement ? Rappelons que du coté de chez Continental, on espère parvenir à produire du caoutchouc à base de pissenlits à l'avenir.