Pneus verts, économie de carburant, émissions de CO2 - Continental veut produire du caoutchouc à base de pissenlit pour ses futurs pneus
Center

Continental veut produire du caoutchouc à base de pissenlit pour ses futurs pneus

Environnement Publié le 04/11/13 par Cédric Pinatel

En ces temps où il faut à tout prix réduire le niveau de pollution et de rejets de CO2 dans l'industrie de masse, Continental travaille sur un projet très intéressant qui vise à repenser entièrement la chaîne de production du pneumatique.

Pissenlits bord de route Du caoutchouc à base de pissenlit dans la composition des pneus : une idée ingénieuse et écologique de Continental - Crédits photo © : iStockphoto.com/rezulteo.com

Du caoutchouc à base de pissenlit

Vous le savez sans doute, le caoutchouc qui sert à la composition de tous les pneumatiques est obtenu à partir d'un arbre, l’hévéa, qui ne pousse qu'en milieu tropical et qui nécessite des conditions climatiques très particulières pour arriver à obtenir sa précieuse substance. Mais dans un futur proche, nous pourrions également arriver à produire du caoutchouc en utilisant d'autres végétaux de base. L'institut allemand Fraunhofer et le manufacturier pneumatique Continental travaillent ensemble sur un projet extrêmement prometteur : le but est simple, arriver à produire du caoutchouc en grandes quantités à partir du pissenlit, et s'en servir comme matière première pour l'industrie pneumatique à grande échelle. Les deux partenaires en sont actuellement au stade du projet pilote et travaillent sur le pissenlit de Russie, la variété dont la productivité de caoutchouc est la meilleure. Si tout se passe bien, d'ici cinq ans les premiers prototypes de pneus construits d'après cette technique seront présentés.

Continental composition à base de pissenlitCrédits photo © : Continental

41 % de caoutchouc présent dans la fabrication du pneu pourrait être remplacé par les pissenlits


Moins de pollution, moins de CO2

L'enjeu est de taille pour le monde du pneumatique puisque actuellement le caoutchouc ne peut être produit qu'en climat tropical avec la nécessité d'importer la matière première souvent jusqu'à l'autre bout du monde, pour ensuite la traiter dans les usines. Or, le pissenlit de Russie peut être cultivé quasiment partout, y compris en Europe. S'il peut remplacer l'hévéa comme source en caoutchouc, cela permettrait de simplifier sensiblement les schémas de production et de baisser nettement le niveau de pollution et de rejets en C02 induit par le transport du caoutchouc dans le monde. Sans parler des économies faites par les manufacturiers.