Guide pratique du pneu en hiver - ABS, ESP, ASR : que valent les aides à la conduite sur la neige ?
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ABS, ESP, ASR : que valent les aides à la conduite sur la neige ?

Vos pneus en hiver Julien

Les systèmes électroniques d’assistance à la conduite se banalisent chez les constructeurs. S’ils améliorent sensiblement la sécurité active du véhicule en temps ordinaire, ils peuvent réserver des surprises sur la neige. Voici quelques conseils pour en préserver l’efficacité pendant l’hiver.

Les aides à la conduite sur la neige Les aides à la conduite en conditions hivernales - Crédits photo © : All Rights Reserved

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Autrefois réservées aux véhicules haut de gamme, les aides à la conduite électroniques équipent désormais un nombre grandissant de modèles automobiles. Antiblocage des freins (ABS),  aide au freinage d’urgence (AFU), antipatinage (ASR) ou correcteur de trajectoire (ESP) sont les plus courantes. Ces systèmes sophistiqués, qui agissent sur le moteur et sur les freins, permettent au conducteur de conserver la maîtrise de son véhicule en situation d’urgence.

Si leur utilité n’est plus à démontrer sur une chaussée sèche ou humide, ils peuvent parfois réagir d’une manière surprenante sur la neige. Faut-il pour autant les désactiver quand cela est possible ? Certainement pas car, associés à des pneus hiver performants, ils améliorent sensiblement l’adhérence et la motricité des roues.

 

L’ABS évite le dérapage mais augmente la distance de freinage

Excepté pour les voitures de plus de 10 ans d’âge, l’antiblocage des freins fonctionne correctement sur la neige. La contrepartie, c’est un doublement de la distance de freinage, voire un triplement sur certaines surfaces. Une incitation à réduire sa vitesse et à anticiper les ralentissements.

Cependant, l’ABS risque de mal réagir en cas de différence d’adhérence entre les roues droites et les roues gauches. Par exemple, si la moitié seulement de la chaussée est recouverte de neige. On peut aussi constater des réactions parasites si la route est fortement bosselée.

 

L’ESP : à désactiver au démarrage en cas de faible adhérence

La fonction du correcteur de trajectoire est de maintenir autant que possible la voiture sur la route. Le système réduit aussi bien le risque de sous-virage (glissade du train avant) que de survirage (glissade du train arrière). Dès qu’il détecte que les roues ne répondent plus aux mouvements du volant, il agit sur la ou les roues concernées jusqu’à ce que l’adhérence soit retrouvée.

L’ESP réagit bien sur la neige quand la voiture est en mouvement. En revanche, au démarrage, la fonction antipatinage du système peut, dans certaines conditions, bloquer la voiture. Par exemple sur une chaussée particulièrement verglacée ou en cas de démarrage en côte. Les ESP récents possèdent une position autorisant un léger patinage en cas de neige. Pour les plus anciens,  il suffira de débrayer le système quelques instants et de l’activer à nouveau une fois la voiture lancée.

 

Des pneus hiver conçus pour optimiser l’action des aides à la conduite

Prenant acte de la banalisation des systèmes électroniques d’assistance à la conduite, les manufacturiers proposent désormais des pneus hiver qui en améliorent l’effet.

C’est le cas notamment de Continental, avec sa gamme ContiWinterContact. Le modèle TS 830 P est ainsi équipé de lamelles sinusoïdales spécifiques qui tendent à unifier les forces longitudinales et latérales. Nous avons pu en vérifier l’efficacité sur le circuit du Trophée Andros de l’Alpe-d’Huez.

>> Essai du pneu ContiWinterContact TS 830 P à l’Alpe d’Huez.