Pneus hiver : conseils pratiques pour rouler en toute sécurité - Pourquoi deux pneus hiver ne suffisent pas
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Pourquoi deux pneus hiver ne suffisent pas

Pneus hiver Publié le 19/02/13 par Julien

Pour faire des économies, il peut être tentant de ne monter des pneus hiver que sur le train moteur. Cette pratique courante n’est pourtant pas sans danger. Rezulteo l’a vérifié en participant à des tests organisés par Michelin sur le circuit de Val-d’Isère, en Savoie.

Deux ou quatre pneus hiver ? Le test Michelin Deux ou quatre pneus hiver ? Le test Michelin - Crédits photo © : Rezulteo


Rouler avec des pneus hiver sur le train avant et des pneus été sur le train arrière est une solution relativement courante, dont les automobilistes n’évaluent pas toujours la dangerosité. Cette configuration détériore en effet significativement le comportement routier du véhicule.

Que se passe-t-il quand on monte des pneus possédant des qualités de gommes différentes ? Lorsque la température passe en dessous de 7°C, seuil d’inversion des performances entre les deux types de pneus, le pneu hiver va exprimer toutes ses qualités grâce à sa forte teneur en silice ; à l’inverse du pneu été, dont la gomme va durcir avec le froid. Le résultat ? Un différentiel d’adhérence entre les pneus avant et les pneus arrière.

Dans la pratique, cela se traduit par une tendance au sous-virage (train avant qui se dérobe) ou au sur-virage (train arrière qui se dérobe), selon le train sur lequel ont été montés les pneus été.

En guise de démonstration, nous vous proposons une vidéo tournée lors d’essais organisés par Michelin sur la piste de Val-d’Isère.

Test de conduite sur neige


  • Véhicules utilisés : Renault Mégane 3 et Peugeot 3008.
  • Monte pneumatique : Michelin Alpin 4 (pneu alpin) sur le train avant, et Michelin Primacy 3 (pneu été) sur le train arrière.
  • Dimensions : 195 65 R15 pour la Mégane 3, 205 55 R16 pour la 3008.
  • Revêtement : neige tassée.
  • Conditions de test : slalom effectué à vitesse constante avec une conduite normale non sportive.

 

Le résultat : dans ces conditions, la voiture offre une bonne capacité de traction. Mais la moindre impulsion sur les freins ou le moindre mouvement du volant se traduisent par une violente glissade du train arrière, imprévisible et pratiquement impossible à endiguer sans une bonne dose de maîtrise et d’anticipation.

Vous remarquerez sur la vidéo qu’il est impératif de contre-braquer très tôt, avant même que le véhicule n’ait commencé à glisser, pour limiter les risques de tête-à-queue. Ce comportement est accentué par la neige, mais il peut se produire également sur un sol mouillé, voire sur un sol sec.

Notre conseil : toujours quatre pneus identiques et homogènes sur les deux essieux. Si les pneus présentent des degrés d’usure différents, monter les pneus les plus usés à l’avant : un déficit de d’adhérence est plus facile à maîtriser lorsqu’il intervient sur le train avant.