Nouveaux pneus : l'actualité produit des manufacturiers - Dunlop QuattroMaxx, un pneu XXL
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Dunlop QuattroMaxx, un pneu XXL

Nouveaux pneus Publié le 07/05/10 par Julien

Votre mission si vous l'acceptez sera de conduire sportivement un SUV sur un circuit, et de vous faire plaisir. Pour cela vous disposerez d'un Q7 V12 Tdi de 500 chevaux chaussé du nouveau pneu Dunlop QuattroMaxx et en guise de défouloir, le tracé routier de la piste d'essai de Mortefontaine réputé exigeant et sélectif.

Audi Q7 evec pneus Dunlop QuattroMaxx

Le marché du SUV est en pleine mutation. En quelques années nous sommes passés du statut de baroudeurs adoucis, à celui de véhicules spécifiques nageant entre 2 eaux, à cheval entre plusieurs catégories et par conséquent offrant des caractéristiques hors-normes.

Les ambassadeurs les plus charismatiques de cette nouvelle race de 4x4 aux dents longues étant le Cayenne Turbo, le ML 63 AMG, le BMW X6 M, et le Q7 V12 Tdi. Ces mastodontes de la route se caractérisent par leur puissance démentielle (bien plus de 500 chevaux en moyenne), pour un poids moyen situé dans les 2,5t. 


Un nouveau marché, de nouvelles attentes :

Des éléments de carrosserie vulnérables, des intérieures douillets, des montes pneumatiques routières... il est évident que la majorité des SUV n'ont pas été conçus pour faire du tous-terrains, mais bel et bien de la route.
Car le gros de la clientèle achetant ce type de véhicule se tournait autrefois du côté des berlines, et par conséquent a des attentes en terme de qualités dynamiques pas toujours compatibles avec l'architecture d'un véhicule haut et lourd.

Cette évolution du marché entraine une réelle modification de la demande en pneumatiques et les indices V et W (240 et 270 km/h) pour SUV qui étaient presque inexistants il y a une dizaine d'année , représentent désormais 22% des pneus vendus pour cette catégorie de véhicule.

 

QuattroMaxx, un pneu de poids lourd qui envoi.. du lourd !

C'est donc pour accompagner ces nouvelles attentes que le manufacturier Dunlop a développé le pneu QuattroMaxx, un pneu sportif aux caractéristiques impressionnantes.

Le premier point marquant de ce casse-tête technique est la recherche d'une rigidité optimale des flancs, et pour cela ce fut la technologie poids lourd qui fut utilisée avec une ceinture de renforcement.

Les filaments voient leur diamètre augmenter de 30 % avec pour finalité d'avoir un pneu qui se déforme moins, afin d'obtenir une meilleure empreinte au sol et par conséquent d'améliorer les trajectoires et l'adhérence longitudinale et transversale.

Pneu Dunlop QuattroMaxxCrédits photo © :
L'Apex du pneu (partie située au dessus du cerceau métallique plus communément appelé bourrage de tringle) est rigidifié grâce à l'utilisation de fibre de pulpe de Kevlar pour avoir un meilleur ressenti de la route, et limiter la sensation de flottement.

La bande de roulement est composée de 2 types de gommes ayant pour vocation de rendre ce pneu vraiment performant sur tous types de surfaces. La bande extérieure favorisant l'adhérence sur sol sec, alors que la bande intérieure favorise l'adhérence sur sol mouillé.

Pour ajouter encore un peu de complexité à cette salade de termes techniques on relève l'utilisation de la technologie MRT (rayons de courbures multiples), et l'adoption d'un profil plus plat asymétrique.

Fait assez rare les flancs du SP QuattroMaxx sont le fruit du bureau de style Pininfarina, qui signe un design symbolisant la technologie utilisée dans le pneu.

Zoom sur le pneu Dunlop QuattroMaxxCrédits photo © :

L'entrée en piste

Mais de toutes ces explications techniques on ressort impressionné, oui, mais perplexe, et afin de se préparer à la virée en Q7 V12 organisée par Dunlop, on commence par quelques mises en bouche sous la forme d'exercices bien précis visant à démontrer la supposée supériorité du Quattrosportmaxx face à ses concurrents.

Groupe de Audi Q7 pour les tests du pneu Dunlop QuattroMaxxCrédits photo © :

Atelier 1 : Lane Change

Ce premier atelier a pour vocation de reproduire une situation assez révélatrice de l'équilibre d'un véhicule : la manoeuvre d'évitement.

Pour cela on nous invite à prendre place au volant d'un Q7 3.0 Tdi et de s'élancer sur une voie d'accélération pour atteindre la vitesse de 100km/h sur la zone d'exercice symbolisée par une voie de plots. L'exercice simule ensuite un évitement comme si on devait effectuer un changement de voie brutalement, pour revenir ensuite sur la voie de départ.

Bien sur le tout dans un cadre bien précis, afin de pouvoir répéter l'exercice de manière précise et de pouvoir juger les pneus de manière objective et régulière.

On commence tout d'abord par un concurrent, le Michelin Latitude Sport (20 pouces).

Le pneu s'en sort bien, l'auto reste prévenante et stable.

Ensuite on réalise l'exercice avec un autre véhicule chaussé de QuattroMaxx (20 pouces). A notre grande surprise le Dunlop est bien plus précis, il rend l'auto encore plus stable, plus incisive, tout en demandant moins de correction au volant. Le sentiment de facilité et de sécurité est flagrant.

Test du pneu Dunlop QuattroMaxx sur Audi Q7Crédits photo © :

Atelier 2 : Enchaînement courbe et virage

Ce deuxième atelier consiste à rentrer dans une zone à la vitesse de 100 km/h, et d'amorcer un freinage constant tout en suivant un tracé en forme de point d'interrogation symbolisé par des plots.

Le but étant de mettre en avant le comportement du pneu sous de forte contraintes.

Toujours au volant d'un Q7 3.0 Tdi, les premiers passages se font avec des Continental Crosscontact, permettant d'avoir une base de comparaison pour le passage avec le Dunlop.

Et une nouvelle fois le QuattroMaxx semble plus performant, mais de manière moins flagrante que sur le premier exercice, permettant au véhicule de garder une trajectoire plus précise avec une étonnante facilité. Le Continental offrant un comportement moins stable, avec une tendance au sous-virage plus marquée (véhicule s'échappant de sa trajectoire par une saturation du train avant).

Test du pneu Dunlop QuattroMaxx sur Audi Q7Crédits photo © :

Les fauves sont lâchés !

Après cette mise en bouche, passons aux choses sérieuses avec un essai grandeur nature.

La piste d'essai de Mortefontaine n'a rien d'une promenade de santé, on aurait même l'impression de tourner sur un petit Nürburgring. Alternance de virage rapides et techniques très exigeants, portion roulante, de grosses compressions, des bosses, une épingle, et même un virage « qui jette » sur l'extérieur. Petit détail gênant, les dégagements sont inexistants, donc les excès d'optimisme sont à bannir.

Pour se mémoriser ce tracé de 5 kilomètres, Dunlop nous a réservé un Audi TT-RS, véritable pompe à feu animée par un 5 cylindres turbo de 340 chevaux, vociférant comme un beau diable, et laissant s'échapper une musique rappelant étrangement les Quattro Groupe B d'antan.

Une manière ludique d'apprécier le travail des pneus Sport Maxx GT, et leur lien de parenté avec le QuattroMaxx.

Test du pneu Dunlop QuattroMaxx sur Audi TT RSCrédits photo © :

Un éléphant dans un magasin de porcelaine

Vouloir emmener le Q7 de manière sportive sur ce ruban d'asphalte pourrait sembler être une hérésie tant ce véhicule est aux antipodes du concept light is right de Colin Chapman, mais on se console avec la présence d'un freinage céramique, et d'un moteur aux caractéristiques monstrueuses.

Passer du TT au Q7 donne l'impression de passer du statut de pilote à celui de chauffeur de bus scolaire, et comme on le dit dans ces cas la : Chauffeur si t'es champion, appuie sur le champignon !

Le moteur s'ébroue dans une sonorité presque utilitaire, boite (automatique) en position D, et roule. Immédiatement le sentiment de puissance impose le respect, et le 0 à 100 km/h annoncé en 5,5 secondes semble parfaitement crédible.

Les premiers enchainements de virages sautent au visage et permettent immédiatement de mettre le Q7 dans des positions pas très catholiques : freinage en appui, appel contre appel, et tout cela sur une portion relativement rapide.

Le circuit offre ensuite une grande ligne droite au bout de laquelle les 2,7 T sont lancées à 200 km/h pour aborder un grand gauche presque à fond spécial gros coeur. L'auto est stable, précise, rassurante, et la suite du circuit alternant des contraintes sérieuses de tous types confirme l'excellente rigueur du pneu.

Malgré les tours qui s'enchainent, le QuattroMaxx offre une précision totale qui ne faiblit pas, il donne même au SUV un sentiment de légèreté et de sportivité assez impressionnant. On se surprend ainsi à rentrer très fort sur les freins de manière à placer le train avant, et à rendre le train arrière mobile comme on pourrait le faire avec une auto sportive.

Sa remontée d'information est excellente, et aucun sentiment de flottement n'est perceptible.

Il donne un excellent feeling, avec un niveau de grip particulièrement élevé et un niveau sonore parfaitement raisonnable.

Test du pneu Dunlop QuattroMaxx sur Audi Q7Crédits photo © :

Mais le plus impressionnant reste la constance et l'endurance de ce pneumatique impériale en conduite sportive, et ses récentes performances sur le circuit du Nürburgring confirment son gros potentiel.

En effet, le pilote Patrick Simon a signé un temps impressionnant de 8,33,99 au volant d'un Porsche Cayenne Turbo S chaussé de pneus Dunlop SP QuattroMaxx, constituant alors le record du circuit pour un SUV.

 

En conclusion

Disponible dans des dimensions allant du 17 au 21 pouces (de 250 à 550 euros pièce), le Dunlop SP QuattroMaxx s'impose comme un véritable épouvantail dans sa catégorie sur le plan de la sportivité ou il se débarrasse des concurrents d'un simple revers de la main.

Pneu sans compromis, nous n'avons malheureusement pas été en mesure de le mesurer face à ses concurrents sur des aspects plus rationnels comme la durée de vie ou sa suprématie ne serait peut être pas aussi évidente.

Il se destine indéniablement aux propriétaires de SUV hautes-performances à la recherche d'un pneu ultime permettant d'exploiter le potentiel de leurs véhicules tout en améliorant ses qualités dynamiques et sportives.